Faut-il vraiment une PS5 Pro pour jouer à GTA 6 ?
GTA 6 vise 30 images par seconde sur toutes les consoles, PS5 Pro comprise. Avant de partir à la chasse à la machine introuvable, voilà ce qu'elle change vraiment.
GTA 6 vise 30 images par seconde sur toutes les consoles, PS5 Pro comprise. Avant de partir à la chasse à la machine introuvable, voilà ce qu'elle change vraiment.
Tu cherches une PS5 Pro pour être prêt le 19 novembre. Tu n'es pas tout seul : depuis la longue séquence de gameplay diffusée fin août, la machine s'est volatilisée des rayons français. Avant de te lancer dans la chasse, il y a une phrase à lire.
Le 28 août, Rob Nelson, co-directeur de Rockstar, recevait le vidéaste Davy Jones dans les bureaux du studio à Édimbourg. Sur la question de la fluidité, sa réponse tient en une ligne : le jeu vise actuellement 30 images par seconde sur toutes les consoles, et il devrait consulter l'équipe technique pour dire s'il y aura une option 60 au lancement, ou plus tard.
Relis bien : « toutes les consoles ». Pas « la PS5 de base ». Pas « sauf la Pro ». Aucun mode performance n'est promis nulle part, ni sur PS5, ni sur PS5 Pro, ni sur Xbox Series X ou S, et la presse spécialisée qui a relayé la visite de studio le note toutes affaires cessantes (Push Square).
Rien n'est gravé dans le marbre. Rockstar n'a publié aucune fiche technique officielle, il reste deux mois de développement, et un mode performance peut apparaître tard. Mais aujourd'hui, la promesse qui pousse des milliers de gens à traquer une Pro n'existe dans aucune communication de Rockstar ni de Sony.
C'est la partie que personne ne raconte, et c'est pourtant celle qui décide de tout.
La PS5 Pro est une vraie mise à niveau, mais sur une seule moitié de la machine. Côté graphique, elle passe de 36 à 60 unités de calcul et de 10,28 à 16,7 téraflops, soit environ 45 % de rendu en plus et un ray tracing à peu près deux fois plus rapide, auxquels s'ajoute PSSR, la reconstruction d'image par apprentissage automatique maison de Sony.
Côté processeur, en revanche, c'est exactement la même puce que la PS5 de 2020 : huit cœurs Zen 2, avec pour seul bonus un mode haute fréquence qui récupère une dizaine de pour cent en piochant dans l'enveloppe électrique du GPU. Digital Foundry, qui a disséqué les séquences, table plutôt sur 7 % de gain réel.
Or une fréquence d'images, c'est un plancher fixé par le maillon le plus lent. Et dans GTA 6, ce maillon n'est pas l'affichage.
Regarde cette plage. Chaque passant a sa destination, son humeur, sa réaction quand tu lui fonces dessus. Ajoute le trafic, la météo, la physique, la faune, les radios, la police qui se coordonne. Tout ça, c'est du calcul de simulation, et la simulation vit sur le processeur. Passer de 30 à 60 images par seconde, ça veut dire diviser par deux le temps de calcul de chaque image, simulation comprise. Avec 7 à 10 % de processeur en plus, l'arithmétique ne tombe pas, et aucune quantité de puissance graphique ne viendra la faire tomber.
Digital Foundry a d'ailleurs mesuré ce que donne la PS5 de base sur les séquences montrées : 1440p en définition native, 30 images par seconde stables, avec des reflets en ray tracing sur les carrosseries, les vitres et les personnages. Leur conclusion sur la Pro est sans ambiguïté : une meilleure image, pas plus d'images.
GTA 6 porte bien la mention PS5 Pro Enhanced, repérée sur sa fiche du PlayStation Store. Et c'est précisément ce badge qui entretient le malentendu, parce que tout le monde le lit comme « la version qui tourne bien ».
Sauf que les critères de Sony sont beaucoup plus souples que ça. Pour décrocher l'étiquette, un studio doit améliorer au moins une de ces trois choses : la définition cible, la fréquence d'images cible, ou les effets de ray tracing. Une seule suffit.
Traduction : un jeu verrouillé à 30 images par seconde peut parfaitement être « PS5 Pro Enhanced » en montant simplement sa définition ou en ajoutant des reflets. Le badge certifie que la Pro fait mieux. Il ne certifie à aucun moment qu'elle fait plus fluide.
Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit : la Pro apportera quelque chose, et probablement quelque chose de joli.
Sur un jeu construit comme celui-là, les 45 % de puissance graphique et PSSR vont se traduire par une image plus propre, moins de scintillement dans la végétation et les grillages, du ray tracing plus généreux sur les reflets de la baie et les néons mouillés, peut-être une définition native supérieure. Un insider a même évoqué un compromis à 40 images par seconde pour les téléviseurs 120 Hz, ce qui serait techniquement le scénario le plus élégant. Prends-le pour ce que c'est : une rumeur de podcast, pas une annonce.
Il y a surtout une condition dont personne ne parle. Tous ces gains sont des gains d'image, donc ils se voient sur un écran qui peut les afficher. Sur un téléviseur 4K correct, à distance raisonnable, oui, l'écart est visible. Sur un 1080p, sur un écran d'entrée de gamme ou depuis le canapé du fond, tu paies une différence que tes yeux ne verront pas. La question à te poser n'est donc pas « est-ce que la Pro est meilleure », c'est « est-ce que ma télé sait me le montrer ».
Trois éléments à poser sur la table, dans cet ordre.
L'écart de prix. La Pro est de loin la PlayStation la plus chère du catalogue, et l'écart s'est creusé depuis le changement de tarifs annoncé par Sony en mars, effectif début avril. Mets les deux fiches côte à côte, les cartes ci-dessous affichent les prix du jour chez les enseignes que nous suivons.
La disponibilité. Au moment où j'écris, mi-septembre, la Pro n'est commandable que chez deux de nos neuf enseignes, après plusieurs jours à zéro partout. La standard, elle, est disponible chez la quasi-totalité. On a détaillé les deux causes qui se cumulent dans notre article sur la pénurie de PS5 Pro, et aucune des deux ne se règle en une semaine. Autrement dit : viser la Pro, c'est accepter de jouer à la loterie du réassort jusqu'en novembre.
Le lecteur de disque, et là c'est une bonne surprise. La Pro n'en a pas, ce qui est habituellement l'argument massue contre elle. Pour GTA 6, il tombe : l'édition « physique » du jeu est une boîte contenant un code de téléchargement, pas un disque. Que tu aies un lecteur ou non ne change donc strictement rien à ta façon d'acheter et d'installer le jeu.
Trois situations, trois réponses nettes.
Dernier réflexe de survie : si tu croises une Pro affichée nettement au-dessus du tarif officiel, c'est de la revente opportuniste. Tu paierais la pénurie, pas la machine. Nos bons plans consoles restent le meilleur endroit pour guetter un vrai retour en stock.
Personne ne peut le promettre aujourd'hui, Rockstar comprise. Le studio n'a pas fermé la porte à un mode performance après la sortie, mais le verrou est matériel : il faudrait que l'optimisation de la simulation gagne ce que le processeur ne donne pas. Un mode intermédiaire à 40 images par seconde sur écran 120 Hz serait le compromis le plus crédible.
Oui, sur l'image : définition, netteté, ray tracing. Le jeu est officiellement estampillé PS5 Pro Enhanced. Mais ce label ne garantit jamais une fluidité supérieure, seulement une amélioration mesurable d'au moins un critère parmi trois.
Non. L'édition vendue en boîte contient un code de téléchargement et non un disque, et l'édition Ultimate n'existe qu'en dématérialisé. Toutes les PS5, lecteur ou pas, sont logées à la même enseigne.
C'est une option défendable si tu as déjà une bonne configuration, parce que c'est là que les 60 images par seconde vivront. Le revers : aucune version PC n'est annoncée pour le 19 novembre, et l'historique de Rockstar situe ce genre de portage six à douze mois après les consoles. Tu regarderais donc les autres jouer pendant un bon moment.
Probablement par à-coups, comme cette semaine. La demande ne retombera pas avant novembre et la production reste contrainte par la pénurie mondiale de mémoire. Compte sur des fenêtres courtes plutôt que sur un retour franc : la carte de la fiche plus haut te dira, elle, où la machine est réellement commandable au tarif officiel.
Article rédigé avec l'assistance d'une IA, sous la responsabilité éditoriale d'Alexandre Costa, à partir de nos données de prix.
Grime II Definitive Edition est arrivé le 15 septembre sur PS5 et Xbox Series, et la première question n'est pas « est-ce que c'est bien » mais « je le prends où ». On te déblaie le terrain : plateformes, éditions, et les pièges habituels des sorties console.
La DualSense Battle Yellow arrive en rayon aujourd'hui, pile le jour où Wolverine sort les griffes sur PS5. Voilà où la trouver, et les deux ou trois réflexes à avoir avant de valider ton panier.
Junko, ses souvenirs qui se fissurent et des décors qui se tordent : le jeu d'horreur psychologique de Serafini Productions et Wired Productions est dispo depuis le 10 septembre. Reste à choisir la bonne plateforme et le bon moment pour l'acheter.